Catégorie : Théâtre

Bluff

Bluff
Résumé de Bluff, théâtre en téléprésence

Trois interprètes se trouvent dans trois villes différentes, réuni·es* par un dispositif de téléprésence. Iels se révèlent, se questionnent, discutent et débattent autour des questions de l’authenticité, du mensonge et de l’imaginaire. À travers la caméra, iels cherchent à démontrer leur honnêteté et leur intégrité. Mais peut-on être « vrai » tout en contrôlant son image à l’écran? Comment ne pas succomber à la tentation de transformer la réalité?

 

Bluff se déroule dans trois espaces géographiquement distants, mais temporellement simultanés. Les lieux investis sont interdépendants, mais portés par une même trame narrative. Les images captées dans l’un et projetées immédiatement dans les autres rendent ce lien palpable. Un dispositif technique permet la rencontre entre les trois protagonistes et entre les trois publics.

 

À l’instar de notre société, où les messages ne sont pas toujours émis directement à l’interlocuteur·ice et sont souvent brouillés par des stratégies et des intérêts particuliers, l’œuvre dévoile la lutte pour communiquer dans un monde surmédiatisé. Notre culture se construit sur les images-écrans, ce qui transforme inévitablement notre identité. L’univers virtuel devient un lieu où l’on peut fantasmer et créer notre idéal, mais peut aussi parfois nous faire perdre nos repères face à la réalité. Bluff met en lumière les contradictions de cet univers. Cette technologie qui transgresse les distances et permet les rencontres les plus improbables donne-t-elle accès à de véritables relations? L’image que nous projetons sur le web est-elle juste ou est-elle le reflet de notre égo? Et le public, préfère-t-il le lien direct avec l’interprète devant lui ou le fantasme qu’il peut voir à l’écran? Bluff soulève une réflexion profonde sur la construction de notre identité virtuelle et son influence sur la nature de nos relations.

Vidéo
Vidéo de la résidence de juin 2020
Équipe de création et de production

Mise en scène : Mireille Camier

Écriture et assistance à la mise en scène : Jean-François Boisvenue et Sophie Gemme

Comédien.nes : Sarianne Cormier, Étienne Jacques, Véronique Pascal

Concepteur Vidéo : Frédéric Saint-Hilaire

Scénographie : Marie-Ève Fortier

Conceptrice d’éclairage : Lyne Rioux

Concepteur sonore : Arthur Champagne

Directeur technique et concepteur numérique : Valentin Foch

Assistante à la mise en scène : Mélanie Nadeau

Conseil dramaturgique : Sophie Devirieux

Direction de production : Lucie Mineau 

Assistant de production : Luca Mancone

Communication : Camille Barbotteau et Mlle Rouge

Production : Productions Quitte ou Double et le Petit Théâtre du Vieux Noranda

*Nos communications utilisent un langage inclusif, afin de donner une visibilité à toutes les identités de genre.

Les partenaires du projet
Bluff
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Partenaires financiers : 

Fonds d’aide au rayonnement des régions- Abitibi-TémiscamingueConseil des arts du Canada – Conseil des arts et des lettres du Québec – Desjardins – Mlle Rouge communications – Les précieux donateurs des Productions Quitte ou Double

Le coeur sacré de Jeanne-Mance

Le coeur sacré de Jeanne-Mance
Résumé du Coeur Sacré de Jeanne-Mance

Certaines femmes à la grande pulsion de liberté ont tout remis en question, tout mis à plat sur la table : le patriarcat, le modèle familial traditionnel, la sexualité. Elles ont ouvert un chemin, brisé le carcan, défriché et expérimenté. Elles ont joint la parole à la pensée et les actes à la parole. Elles ont mis leur plan à exécution, ont eu des amants, des maîtresses, des enfants. Elles ont réinventé leur vie. Elles ont laissé derrière elles une trace révolutionnaire de ce qui fut certainement le début d’un mouvement qui continue aujourd’hui d’exploser. 

 

Jeanne- Mance Delisle est de celles-là. Dans son œuvre, tout en exposant les travers hypocrites de sa société, elle a cherché à toucher à ce que l’Être humain a de primitif, d’avant la vie en société. Un retour aux origines. Quarante ans plus tard, qu’est-ce qui a tenu et qu’est-ce qui a cédé de cette repensée du monde?

 

Deux écrivaines de générations différentes se sont immergées dans l’œuvre de Jeanne-Mance Delisle : Sonia Cotten, directrice artistique et poète, et Erika Soucy, dramaturge, scénariste et poète. Elles ont questionné l’œuvre et projeté leur sensibilité mais aussi leur posture citoyenne, à la rencontre de l’univers de Delisle, de ses personnages, de ce qu’iels* vivent et de leur sacrifice. Cette production, misant sur l’interdisciplinarité et mettant au centre les arts performatifs plutôt que le théâtre traditionnel, offre aux spectateur·ices les codes des œuvres qui sont présentées, les mettant en contexte. Elle questionne l’œuvre de Jeanne- Mance et provoque chez chacun·e une réflexion sur ses croyances, convictions, préjugés, conditionnements et vérités. 

 

Sur scène : de la musique live, une comédienne et un comédien en plus de la poète. L’autrice, qui tient ici un rôle proche de la conférencière-analyste, sera présente sur scène ou en télé-présence dépendamment de la situation que nous connaissons.

 

Chez ces dernières, la rencontre est comme un choc souvent, mais l’impact n’a pas lieu au même point de l’être chez l’une et chez l’autre. Chez Cotten, c’est dans sa fibre même, dans les lignes de force du territoire. Chez Soucy, c’est dans la chair. Et la scène devient une zone confrontante où des écrivaines questionnent une œuvre et ses personnages, auxquels on a insufflé vie pour l’occasion.

 

On est dans #metoo, la censure, la famille, la tragédie ordinaire, l’aveuglement volontaire mais surtout, on est dans la notion de sacré. On est dans la réflexion face à sa propre violence; la petite,

l’individuelle, la collective, la dénigrante, la familiale, à-travers une œuvre magistrale qui propose une plongée vertigineuse dans le monde secret et obscur de l’âme humaine.

C’est 1980 et c’est 2020. Le débat est tendu, les arguments abrasifs; une étincelle pourrait mettre le feu. Revisiter cette œuvre coup-de-poing s’échelonnant sur 40 ans était nécessaire et a abouti à un spectacle dérangeant, pertinent, percutant. Et c’est une façon de soutenir les artistes qui créent dans les régions, une façon de célébrer une œuvre féministe et les 40 ans d’Un oiseau vivant dans la gueule qui, rappelons-le, s’est tout de même mérité le prix du Gouverneur général en 1987.

Les personnages de Jeanne-Mance Delisle, animés de pulsions animales, surpris en flagrant délit de passion, sont parmi les plus forts de notre littérature.

Stéphane Lépine

*Les premières représentations auront lieu en août 2021 au Petit Théâtre du Vieux Noranda.
Une création initiée par le Petit Théâtre du Vieux Noranda / Les Zybrides
en coproduction avec Productions Rhizome

Direction artistique du projet : Sonia Cotten

Dramaturgie et mise en scène : Simon Dumas

Textes : Jeanne-Mance Delisle (extraits d’œuvres), Sonia Cotten et Erika Soucy

Jeu (sur scène) : Valérie Côté et Stéphane Franche

Jeu (en projections) : Lauren Hartley, Marie Josée Bastien,  Soleil Launière et Steven Lee Potvin

Interprétation des textes et poèmes : Sonia Cotten et Erika Soucy

Scénographie : Julie Mercier

Chorégraphie : Audrée Juteau

Conception musicale : Marie-Hélène Massy Emond et Jean-Philippe Rioux-Blanchette

Conception des éclairages : Lyne Rioux

Direction technique et Intégration technologique : Valentin Foch

Direction de production et assistance à la mise en scène : Marylise Gagnon

Adjoint·es de production : Luca Mancone, Rosalie Chartier – Lacombe

Conception et rédaction du cahier pédagogique : Sophie Benoit et Sophie Gemme

Extraits des textes de Jeanne-Mance Delisle : Un reel ben beau ben tristeLa bête rougeUn oiseau vivant dans la gueule, Ses cheveux comme le soir et sa robe écarlate.

*Nos communications utilisent un langage inclusif, afin de donner une visibilité à toutes les identités de genre.

Les partenaires du projet
Application mobile Fleuve | Espace danse
Le coeur sacré de Jeanne-Mance
Le coeur sacré de Jeanne-Mance
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La ville de Rouyn-Noranda partenaire du Petit Théâtre du Vieux Noranda.