Catégorie : Théâtre

Les Zybrides 4.0

Les Zybrides 4.0 Petit Théâtre du Vieux Noranda
Les zybrides 4.0

Nommé Les Zybrides 4.0, ce spectacle-événement, permet de célébrer le passé et le présent de la troupe de théâtre Les Zybrides qui célèbre ses 40 ans, mais également l’enregistrement de la troupe de façon formelle, qui a eu lieu il y a 30 ans.

De plus, c’est l’occasion de saluer l’œuvre de la dramaturge abitibienne Jeanne-Mance Delisle, qui a écrit de nombreux textes pour la troupe, en plus de romans, nouvelles, scénarios et pièces de théâtre en mêlant les arts de la parole, la musique, la vidéo et la réalité mixte. Celui-ci prend la forme d’un collage teinté de réalité mixte et d’ajouts multimédias.

LES ZYBRIDES, C’EST LA TROUPE DE THÉÂTRE DERRIÈRE LE PETIT THÉÂTRE DU VIEUX NORANDA.

La troupe de théâtre Les Zybrides, a grandement participé à la professionnalisation du théâtre en Abitibi-Témiscamingue. Leurs productions diversifiées, du burlesque musical aux créations réalistes, en passant par le théâtre d’intervention et de commande, ont permis à quatre générations d’artistes et d’artisans de participer à l’éclosion du théâtre contemporain en région, et à le faire connaître. De plus, la troupe a séduit des publics de tous âges, classes sociales et origines de la francophonie canadienne. Elle a favorisé la cohésion de la communauté, pour permettre la rencontre entre les artistes et le public.

Équipe de création

Auteur·rices : Jeanne-Mance Delisle et création collective Les Zybrides

Direction artistique et mise en scène : Sonia Cotten et Pascal Gélina

Conseillère à la mise en scène : Monique Bernier

Concepteur·rices numériques : Sarah Gélineau-Paradis, Marie Fagniard et Rémy Bertin

Directeur musical : Jean-Philippe Rioux Blanchette

Acteur.rices: Arnel Martel, Manon Paquet, Manon Gervais Dessureault,

Musicien·nes : Jean-Philippe Rioux Blanchette, Isabelle Rivest et Stephen Burman

Technique : Lyne Rioux

Vidéo : Colin Malgogne

Production : Marika Mercier

Graphisme : Sarah Gélineau Paradis

Les zybrides 4.0 en quelques photos
Les Zybrides 4.0_Petit Théâtre du Vieux Noranda
Petit Théâtre du Vieux Noranda
Les Zybrides 4.0_ Le Petit Théâtre du Vieux Noranda

Ces enfants merveilleux

Création : Ces enfants merveilleux - Petit Théâtre du Vieux Noranda
Ces enfants merveilleux

Ces enfants merveilleux est un projet de création qui touche le chant, la danse et les arts du cirque. Il invite les enfants à mettre en lumière les différences. En effet, ces différences se transforment en forces positives et créatives grâces à des personnages colorés et uniques. Inspiré du film The greatest showman, le projet travaille l’imaginaire des enfants. À partir d’une histoire proposée et divisée en chapitres, chaque groupe a la possibilité d’apporter ses idées. D’ailleurs, ils apportent leurs perceptions des personnages « étranges » qui évolueront dans l’histoire. Un tableau, étant comme un chapitre de l’histoire, est associé à chaque niveau scolaire.

En premier lieu, dès son entrée dans ce spectacle multidisciplinaire, le public plonge dans l’univers du cirque. Les personnages accueillent les spectateurs dans la salle. Ils découvrent Monsieur Loyal, le maître de la piste. Grand chef d’orchestre des numéros de cirque, il désire, en outre, créer un nouveau cirque « pas comme les autres » et recherche des personnes uniques pour le constituer. Il part en voyage à travers le monde, visite des endroits inexplorés pour trouver les perles rares. En somme, on le suit dans son périple à travers des univers étranges et merveilleux à la fois. À la façon d’un mime, il passe d’un univers à l’autre avec son chapeau magique. Ainsi, dans chaque monde représenté par des tableaux vivants, on découvre les personnages à travers différentes situations et émotions.

Équipe de création

Sylvie Richard : Enseignement, création chorégraphique, mise en scène, création de textes, encadrement, recherches, direction artistique et régie
Caroline Pepin : Enseignement du chant et de la comédie musicale
Channy Gingras : Enseignement de la danse et supervision entre le personnel enseignant et les artistes
Vanessa Collini : Enseignement de la danse et des arts du cirque.
Samantha Trudel : Enseignement de la danse et des arts du cirque
David Bérubé : Conception des éclairages et opération de la console des éclairages
Alexandre Vendette : Opération de la console son
Maryann Laura Vézina : Régiseure

L’école Notre-Dame-de-Protection
Mention spéciale au comité culturel, aux membres du personnel, aux parents bénévoles et aux 345 élèves

Vidéo - Émission Au Petit Théâtre du Vieux Noranda
Nos partenaires

Programme culture-école – Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur et le ministère de la Culture et des Communications du Québec

Je suis presque là

Je suis presque là_ Petit Théâtre du Vieux Noranda
Je suis presque là, théâtre de récit

Je suis presque là est un projet de création théâtrale réalisé au sein de l’établissement de formations pour adultes Centre Élisabeth Bruyère. Les artistes travaillent avec un groupe d’intégration sociale et socioprofessionnelle.  L’oeuvre finale sera issue de la rencontre humaine et artistique, ce qui signifie que les textes seront issus des prises de parole des étudiants, que les scènes découleront de ce qui sera exploré, la mise en  scène, la scénographie, l’habillage sonore et musical ; tout sera créé avec les artistes et les étudiants. Les aspects centraux du projet sont : la prise de parole à partir de soi, le travail en équipe, le partage horizontal des compétences et expériences entre artistes, enseignants, étudiants.

L’aboutissement sera à l’image du processus créatif, c’est-à-dire centré sur la rencontre, la coopération et la bienveillance. Car il s’agit bien là du paradoxe et de la force de ce projet: Mettre en commun, partager des récits; prendre la parole sur ce qui nous habite, nous isole, nous relie, nous délie.

Équipe de création

Marie-Hélène Massy Emond, direction artistique et dramaturgie 

Marie-Hélène Massy Emond est une autrice-compositrice-interprète issue de la tradition québécoise des chansonniers. Son cycle de création actuel s’articule autour du féminin en région-ressource. Intéressée par les thèmes de la compromission, de la solitude et de lien au territoire, elle développe dans ses œuvres sonores (hörspiel) et scéniques l’esthétique artisanale du fait-main à partir d’une posture écoféministe. Depuis trois ans, elle s’associe à différents artistes et artisans du théâtre au Québec, en France et en Italie pour réfléchir et créer des projets destinés aux lieux non-dédiés et à l’espace public. Tels qu’avec LInven(taire) à vif, de 2017 à 2018, avec le Théâtre du Tandem, le projet Piazza della Solitudine avec le Collectif Wundertruppe. En 2019, elle lance son album La cendre et le miel

Valérie Côté, mise en scène

Valérie Côté est du milieu de l’improvisation, elle est active sur les scènes de l’Abitibi – Témiscamingue depuis une quinzaine d’années. Forte d’une formation en travail social, elle a oeuvré dans plusieurs projets de théâtre d’intervention, et particulièrement dans des spectacles de théâtre fondés sur des improvisations à partir des récits de vie des spectateurs. Co-fondatrice des Productions Côté-Vivard, elle a réalisé plusieurs tournées de sensibilisation sur des enjeux sociaux. En 2017, elle fonde Le Théâtre Enraciné qui propose des services de théâtre d’intervention (Projet Odabi), d’animation et de formation théâtrale. En janvier 2018, elle a rejoint l’équipe d’ Inven(taire) à vif, production du Théâtre du Tandem.

Sarah Gélineau – Paradis, scénographe, graphiste et vidéaste

Sarah Gélineau Paradis exerce sa pratique à travers divers médiums de création visuels tels que la direction artistique, le cadrage, la réalisation et le cinéma d’animation ‘’stop motion’’. Elle participe à la pièce déambulatoire Ma Noranda en 2017 et 2018 comme graphiste, aide scénographe puis scénographe. À l’automne 2018 elle se perfectionne au Festival International du Cinéma en Abitibi-Témiscamingue en tant que graphiste. Elle travaille depuis le printemps 2019 chez FeuFollet comme responsable design.

Vidéo - Émission Au Petit Théâtre du Vieux Noranda

Piazza della solitudine

Piazza Della Solitudine est un projet théâtral multidisciplinaire in situ qui interroge notre rapport à la solitude. Il est co-produit par le Petit Théâtre et le Collectif Wundertruppe.
Une production Collettivo Wundertruppe (Italie) et  Petit Théâtre du Vieux Noranda.
Piazza della solitudine / promenade

Piazza Della Solitudine/Promenade est un parcours sonore avec casque audio dans l’espace de la ville. C’est une invitation à venir marcher en groupe, à vivre une expérience à la fois personnelle et partagée qui est habitée de voix, de rêves, de questions et de témoignages sur le thème de la solitude. Les spectateurs italiens et canadiens, malgré la distance transatlantique et les différents sentiers traversent un parcours narratif parallèle et commun.

Génèse du spectacle

Piazza Della Solitudine est un projet théâtral multidisciplinaire in situ qui interroge notre rapport à la solitude. Autour de la figure du banc public, le projet tend à faire dialoguer arts numériques, musique et théâtre en intégrant le citoyen dans le processus de création, à travers notamment des rencontres avec les communautés des différents territoires de l’Italie et du Canada. L’objectif est de mettre en relation la thématique de la solitude, relative à la sphère personnelle de l’être humain avec différents aspects de la vie publique.

Au-delà de notre relation avec la solitude, nous interrogeons la définition-même de la rencontre : comment rencontrons-nous l’autre, aujourd’hui ? Comment le relationnel peut-il se développer entre les participants et les artistes, et entre les participants eux-mêmes ? Nous recherchons à définir comment entrer en relation avec les participants tout en conservant notre protocole de rencontres et en respectant les normes de distanciation sociale.

Vidéo de la résidence de juin 2019
Équipe de création et de production
Une idée de Natalie Norma Fella
Écriture, montage et mise en scène du Collettivo Wundertruppe
Avec Natalie Norma Fella, Giulia Tollis et Marie-Hélène Massy Emond
Régie technique et collaboration artistique avec Valentin Foch
Avec les voix de Sandro Pivotti, Julie Mercier Mathieu Beauséjour, Arnel Martel et des personnes rencontrées au Canada et en Italie
Musique originale de Marie-Hélène Massy Emond
Design sonore de Renato Rinaldi et Marie-Hélène Massy Emond
Guidé par Luca Mancone
Mon enfant d'chienne de Sonia Cotten
14/08/2020

Mon enfant d'chienne   Volonté mon enfant d’chienne Reprends la parole Ne donne pas au désir Un pouvoir qu’il n’a pas Redessine des symboles Redresse-toi volonté...

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Courir l’Amérique

Sortie de résidence - Courir l'Amérique - Petit Théâtre du Vieux Noranda
Résumé de Courir l'Amérique
d’après les livres Ils ont couru l’Amérique et Elles ont fait l’Amérique de Serge Bouchard et Marie-Christine Lévesque*

La traversée des Européens sur la terre d’Amérique s’est accomplie en versant beaucoup de sang. En canot ou en navire, à cheval ou par le charbon du train, ils ont, tout compte fait, redessiné et renommé le territoire. En effet, les blessures de cette avancée se sentent tout autant dans l’extinction du peuple des Béothuks au 19e siècle que dans les commissions et les enquêtes sur les femmes autochtones d’aujourd’hui.  D’ailleurs, l’histoire rejoue en boucle le spectacle de l’absurde.
Entrouvrant les yeux sur ce champ funèbre qu’est le continent, de l’Atlantique au Pacifique, l’équipe de création s’intéresse donc aux figures oubliées par nos livres d’histoire et cherche par ailleurs à comprendre de quoi est fait ce récit, à l’école ou ailleurs, à la maison, à l’église ou dans les journaux du matin, dans cette Amérique où l’on s’entête encore à bâtir des murs…

 

DÉMARCHE

Lors d’un processus de recherche théâtrale, Alexandre Castonguay a voyagé de son Abitibi natale jusqu’à Vancouver. En effet, il s’est arrêté dans différentes villes, telles que Caraquet, Sudbury, Winnipeg et Gaspé. De plus, il a visité des artistes et des citoyens qui animent leurs communautés et s’abreuvent à leurs territoires. Avec, pour matière première les livres Ils ont couru l’Amérique et Elles ont fait l’Amérique de Serge Bouchard et Marie-Christine Lévesque, ces rencontres ont finalement éclairé son rapport à l’histoire et à son propre récit. Donc, le projet scénique qui en émerge fait apparaître les trous noirs de nos mémoires individuelles et collectives.

 

BIO DU THÉÂTRE PÀP

Le Théâtre PÀP, compagnie résidente du Quat’Sous, continue d’explorer différents champs d’écriture théâtrale, à la suite de son Déclin de l’empire américain (2017), d’après le célèbre film de Denys Arcand, de son adaptation du roman La déesse des mouches à feu (2018), de Geneviève Pettersen ainsi que son récent Première neige / First Snow (2019) écrit par trois auteurs québécois et écossais.

Équipe de création et de production de Courir l'Amérique

Un spectacle de Alexandre Castonguay – Patrice Dubois – Soleil Launière

Assistés par Adèle Saint-Amand

Décor Pierre-Étienne Locas

Costumes Estelle Charron

Composition Ludovic Bonnier

Éclairages Leticia Hamaoui

Conception vidéo Dominique Hawry

Soutien dramaturgique et collaboration à lécriture Sophie Devirieux

Production et soutien à la création Julie Marie Bourgeois

Direction de production Cynthia Bouchard-Gosselin

Direction technique Rebecca Brouillard

Régie Adèle Saint-Amand

Collaboration artistique aux premières étapes de travail Renée Blanchar, Zoé Fortier et Sébastien Gaillard

 

Une production du Théâtre PÀP, en coproduction avec le Petit Théâtre du Vieux Noranda (Rouyn-Noranda), et en collaboration avec le Théâtre populaire d’Acadie (Caraquet), le Théâtre du Nouvel-Ontario (Sudbury), le Théâtre Cercle Molière (Winnipeg), la Troupe du Jour (Saskatoon) et CD Spectacles (Gaspé).

Les partenaires du projet

Bluff

Résumé de Bluff, théâtre en téléprésence

Trois interprètes se trouvent dans trois villes différentes, réuni·es* par un dispositif de téléprésence. Iels se révèlent, se questionnent, discutent et débattent autour des questions de l’authenticité, du mensonge et de l’imaginaire. À travers la caméra, iels cherchent à démontrer leur honnêteté et leur intégrité. Mais peut-on être « vrai » tout en contrôlant son image à l’écran? Comment ne pas succomber à la tentation de transformer la réalité?

 

Bluff se déroule dans trois espaces géographiquement distants, mais temporellement simultanés. Les lieux investis sont interdépendants, mais portés par une même trame narrative. Les images captées dans l’un et projetées immédiatement dans les autres rendent ce lien palpable. Un dispositif technique permet la rencontre entre les trois protagonistes et entre les trois publics.

 

À l’instar de notre société, où les messages ne sont pas toujours émis directement à l’interlocuteur·ice et sont souvent brouillés par des stratégies et des intérêts particuliers, l’œuvre dévoile la lutte pour communiquer dans un monde surmédiatisé. Notre culture se construit sur les images-écrans, ce qui transforme inévitablement notre identité. L’univers virtuel devient un lieu où l’on peut fantasmer et créer notre idéal, mais peut aussi parfois nous faire perdre nos repères face à la réalité. Bluff met en lumière les contradictions de cet univers. Cette technologie qui transgresse les distances et permet les rencontres les plus improbables donne-t-elle accès à de véritables relations? L’image que nous projetons sur le web est-elle juste ou est-elle le reflet de notre égo? Et le public, préfère-t-il le lien direct avec l’interprète devant lui ou le fantasme qu’il peut voir à l’écran? Bluff soulève une réflexion profonde sur la construction de notre identité virtuelle et son influence sur la nature de nos relations.

Vidéo de la résidence de juin 2020
Cahier Pédagogique
Équipe de création et de production

Mise en scène : Mireille Camier

Écriture et assistance à la mise en scène : Jean-François Boisvenue et Sophie Gemme

Comédien·nes : Sarianne Cormier, Étienne Jacques, Véronique Pascal

Concepteur Vidéo : Frédéric Saint-Hilaire

Scénographe : Marie-Ève Fortier

Conceptrice d’éclairage : Lyne Rioux

Concepteur sonore : Arthur Champagne

Directeur technique et concepteur numérique : Valentin Foch

Assistante à la mise en scène : Mélanie Nadeau

Conseil dramaturgique : Sophie Devirieux

Assistant de production : Luca Mancone

Communication : Camille Barbotteau et Mlle Rouge

Production : Productions Quitte ou Double et le Petit Théâtre du Vieux Noranda

*Nos communications utilisent un langage inclusif, afin de donner une visibilité à toutes les identités de genre.

Les partenaires du projet

Partenaires financiers : 

Fonds d’aide au rayonnement des régions- Abitibi-TémiscamingueConseil des arts du Canada – Conseil des arts et des lettres du Québec – Desjardins – Mlle Rouge communications – Les précieux donateurs des Productions Quitte ou Double

Le coeur sacré de Jeanne-Mance

Résumé du Coeur Sacré de Jeanne-Mance

Certaines femmes à la grande pulsion de liberté ont tout remis en question, tout mis à plat sur la table : le patriarcat, le modèle familial traditionnel, la sexualité. Elles ont ouvert un chemin, brisé le carcan, défriché et expérimenté. Elles ont joint la parole à la pensée et les actes à la parole. Elles ont mis leur plan à exécution, ont eu des amants, des maîtresses, des enfants. Elles ont réinventé leur vie. Elles ont laissé derrière elles une trace révolutionnaire de ce qui fut certainement le début d’un mouvement qui continue aujourd’hui d’exploser. 

 

Jeanne- Mance Delisle est de celles-là. Dans son œuvre, tout en exposant les travers hypocrites de sa société, elle a cherché à toucher à ce que l’Être humain a de primitif, d’avant la vie en société. Un retour aux origines. Quarante ans plus tard, qu’est-ce qui a tenu et qu’est-ce qui a cédé de cette repensée du monde?

 

Deux écrivaines de générations différentes se sont immergées dans l’œuvre de Jeanne-Mance Delisle : Sonia Cotten, directrice artistique et poète, et Erika Soucy, dramaturge, scénariste et poète. Elles ont questionné l’œuvre et projeté leur sensibilité mais aussi leur posture citoyenne, à la rencontre de l’univers de Delisle, de ses personnages, de ce qu’iels* vivent et de leur sacrifice. Cette production, misant sur l’interdisciplinarité et mettant au centre les arts performatifs plutôt que le théâtre traditionnel, offre aux spectateur·ices les codes des œuvres qui sont présentées, les mettant en contexte. Elle questionne l’œuvre de Jeanne- Mance et provoque chez chacun·e une réflexion sur ses croyances, convictions, préjugés, conditionnements et vérités. 

 

Sur scène : de la musique live, une comédienne et un comédien en plus de la poète. L’autrice, qui tient ici un rôle proche de la conférencière-analyste, sera présente sur scène ou en télé-présence dépendamment de la situation que nous connaissons.

 

Chez ces dernières, la rencontre est comme un choc souvent, mais l’impact n’a pas lieu au même point de l’être chez l’une et chez l’autre. Chez Cotten, c’est dans sa fibre même, dans les lignes de force du territoire. Chez Soucy, c’est dans la chair. Et la scène devient une zone confrontante où des écrivaines questionnent une œuvre et ses personnages, auxquels on a insufflé vie pour l’occasion.

 

On est dans #metoo, la censure, la famille, la tragédie ordinaire, l’aveuglement volontaire mais surtout, on est dans la notion de sacré. On est dans la réflexion face à sa propre violence; la petite,

l’individuelle, la collective, la dénigrante, la familiale, à-travers une œuvre magistrale qui propose une plongée vertigineuse dans le monde secret et obscur de l’âme humaine.

C’est 1980 et c’est 2020. Le débat est tendu, les arguments abrasifs; une étincelle pourrait mettre le feu. Revisiter cette œuvre coup-de-poing s’échelonnant sur 40 ans était nécessaire et a abouti à un spectacle dérangeant, pertinent, percutant. Et c’est une façon de soutenir les artistes qui créent dans les régions, une façon de célébrer une œuvre féministe et les 40 ans d’Un oiseau vivant dans la gueule qui, rappelons-le, s’est tout de même mérité le prix du Gouverneur général en 1987.

Une intensité et une honnêteté qui rendent justice à l’œuvre de Jeanne-Mance.  Une intensité qui ose affronter et regarder en face les émotions contradictoires, mais réelles et profondément humaines, qui  sont tapies et cachées au fond des êtres.  Une belle audace. Et un grand respect face à l’œuvre de Jeanne-Mance.

Marie-Madeleine Raoult, éditrice de Jeanne-Mance Delisle, les Éditions de la Pleine Lune.

Cahier dramaturgique et activités pédagogiques

PédagogiqueCahier dramaturgique et pédagogique

Ce cahier est un outil clé en main pour accompagner les professeur·es lors de la présentation de l’œuvre Le coeur sacré de Jeanne-Mance. Il aborde la construction dramaturgique de l’oeuvre, le cercle dramatique chez Jeanne-Mance, les thématiques abordées, etc.

ActivitésLes activités pédagogiques

Ce cahier est composé de 17 activités pédagogiques qui permettent de travailler les différents genres qui composent Le coeur sacré de Jeanne-Mance : le genre justificatif, argumentatif et poétique ainsi que la thématique de l’art de la scène.

Une création initiée par le Petit Théâtre du Vieux Noranda / Les Zybrides
en coproduction avec Productions Rhizome

Direction artistique du projet : Sonia Cotten

Dramaturgie et mise en scène : Simon Dumas

Textes : Jeanne-Mance Delisle (extraits d’œuvres), Sonia Cotten et Erika Soucy

Jeu (sur scène) : Valérie Côté et Stéphane Franche

Jeu (en projections) : Lauren Hartley, Marie Josée Bastien,  Soleil Launière et Steven Lee Potvin

Interprétation des textes et poèmes : Sonia Cotten et Erika Soucy

Scénographie : Julie Mercier

Chorégraphie : Audrée Juteau

Conception musicale : Marie-Hélène Massy Emond et Jean-Philippe Rioux-Blanchette

Conception des éclairages : Lyne Rioux

Direction technique et Intégration technologique : Valentin Foch

Direction de production et assistance à la mise en scène : Marylise Gagnon

Adjoint·es de production : Luca Mancone, Rosalie Chartier – Lacombe

Conception et rédaction du cahier pédagogique : Sophie Benoit et Sophie Gemme

Extraits des textes de Jeanne-Mance Delisle : Un reel ben beau ben tristeLa bête rougeUn oiseau vivant dans la gueule, Ses cheveux comme le soir et sa robe écarlate.

*Nos communications utilisent un langage inclusif, afin de donner une visibilité à toutes les identités de genre.

Les partenaires du projet
La ville de Rouyn-Noranda partenaire du Petit Théâtre du Vieux Noranda.
Le Parc de la paix - Flânage permis
26/07/2019

Rédigé par Marie-Hélène Massy Emond. De gauche à droite : Assises sur le banc : Elise et Caroline ; debout : Catherine ;  sur l’autre banc, Marie-Hélène et...

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