Laboratoire de création sur l’interactivité dans les arts vivants 2020

Laboratoire sur l'Interactivité 2020_Petit Théâtre du Vieux Noranda
Le cadre et le contexte

Depuis maintenant 3 ans, Le Petit Théâtre du Vieux Noranda et l’Université du Québec en Abitibi -Témiscamingue collaborent ensemble pour offrir aux étudiants du cours Interaction Homme-Machine, tenu par M. Jean-Ambroise Vesac, Ph. D et artiste numérique, une semaine de recherche et de création en lien avec le numérique, en collaboration avec plusieurs artistes professionnels.

Le laboratoire a un double objectif :

– Pour les étudiant(e)s : vivre une expérience professionnelle créative et inspirante dans un lieu culturel intégrant les technologies dans les arts vivants, durant laquelle ils effectuent des recherches en lien avec le numérique dans une optique d’application concrète dans la communauté;
– Pour les artistes invité(e)s: ouvrir leurs horizons et leurs perspectives artistiques vers les derniers outils technologiques et leur intégration dans leur pratique;
– Pour les étudiant(e)s et les artistes: vivre une expérience inédite de partage créative et de développement des compétences.

Les artistes invité.e.s
Julie Mercier

Julie Mercier vit et travaille à Rouyn-Noranda. Artiste de la relève, ses pratiques sont multiples (arts visuels, peinture, théâtre, danse, scénographie, arts du cirque, improvisation), bien que sa formation soit d’abord en arts visuels (Major in fine arts : Concordia). On peut voir ses peintures à la galerie Rock Lamothe, et on reconnaît son travail à la craie dans différents cafés de Rouyn-Noranda (Saint-Exupéry, Gisement). Elle fait partie de l’équipe de création du Cirque des frères Collini, et a joué dans plusieurs pièces de théâtre locales (Fiasco! , Boeing, Boeing! …). 

Récemment dédiée à la réorientation de l’inaperçu, Julie Mercier explore les matériaux et situations qui la font sortir de sa zone de confort, considérant la vie comme un jeu perpétuel au sein duquel l’apprentissage de nouveaux médiums et la découverte de nouveaux champs d’intérêts sont les seules façons d’éviter l’obsolescence et l’ennui. 

En peinture, elle fait l’éloge de la fuite en créant des ‘’lieux’’ qui n’existent pas, imaginaires et surréalistes, inspirés du rêve et d’échantillons du quotidien. Ils sont empreints de nostalgie, utilisant la mémoire et internet comme source d’indices et d’erreurs sur une réalité grandiose qui n’existe plus. Les couleurs et la matière sont très présents, afin que l’on n’oublie pas ‘’la peinture’’, l’outil qui crée un univers plus cohérent que la réalité.

Audrey Rochette

Audrey Rochette œuvre à titre de chorégraphe, d’artiste interdisciplinaire et de performeuse depuis 2011. À sa sortie de L’École de Danse Contemporaine de Montréal, elle a très tôt été attirée par l’interdisciplinarité, tout en gardant un fort attachement au mouvement. Ses pièces Poros, InVitraux, Rift/Wall, CAKE, Alter et Seagulls ont été diffusées à Tangente, Phenomena, ZH Festival, La Chapelle – Scènes Contemporaines, Dance Matters (Toronto) et Festivaleke (Belgique). Sa prochaine pièce, Diorama, une installation performative et interactive, est en cours de création. Comme performeuse, elle collabore depuis 5 ans aux oeuvres de la compagnie Kondition Pluriel, qui fait dialoguer les arts médiatiques et la performance. Cela l’a amenée à se produire en Allemagne, en Autriche, en Croatie, en Angleterre et aux Pays-Bas. Elle participe présentement en tant que performeuse et associée de recherche au projet Machine Movement Lab, un projet en machine learning et performance, des chercheurs Petra Gemeinboeck, Marie-Claude Poulin et Rob Saunders. Elle est également assistante de recherche en Observation-Analyse du Mouvement pour les chercheuses Nicole Harbonnier et Geneviève Dussault. En tant que performeuse, interprète ou interprète-médiatrice, elle a participé aux œuvres de projet hybris, Lucie Grégoire, Emmanuel Jouthe, Rosie Contant, Vanessa Bousquet et Isabelle Boulanger.

Basile Philippe

Basile Philippe est né à Besançon (FR), sur la terre natale du Cirque Plume. Il a commencé sa formation à l’École Nationale de Cirque de Châtellerault (FR) pour ensuite s’envoler pour l’École de Cirque de Montréal (ENC). Au fur et à mesure des années il a appris à apprendre l’acrobatie et ce au travers de divers appareils acrobatiques ou domestiques. Son objectif est de développer de aptitudes, d’apprendre et de découvrir le répertoire circassien tout en créant un vocabulaire acrobatique, transcendant vers une écriture contemporaine et actuelle. Il oscille du travail solo au travail collectif suivant ses projets. En tant que circassien, il s’ouvre et découvre également la scène performative montréalaise : notamment grâce aux conseils de P.James, qui le guida durant ses recherches et explorations scéniques à l’ENC et l’accompagna sur la création de Within /Beignade II ( courte pièce solo présenté cet été au théâtre La Chapelle en coproduction avec le festival Montréal Complètement Cirque ). Il vit désormais entre l’Europe et Montréal, Il continue de travailler sur des projets solo et d’autres en collectif, ce tout en organisant des événements afin de promouvoir le cirque expérimental montréalais et de regrouper la communauté y gravitant. De plus, il continue à se former dans le monde de l’art contemporain en rencontrant et en collaborant avec d’autres artistes interdisciplinaires.

ANNE FOCH LEROGNON

Anne Foch Lerognon est née en Bretagne, puis a grandi dans le nord de La France. A 24 ans, elle a découvert le modelage au Maroc. Elle a élevé ses 3 enfants à Nevers. Elle y a créé un atelier de formation, dans lequel elle enseigne le modelage depuis 27 ans. Elle travaille l’argile qu’elle engobe (terre colorée) et qu’elle cuit à 1 280°C.
Quelques-unes de ses sculptures sont tirées en bronze numérotés. Ses sculptures font référence à son parcours de vie, mais l’histoire importe peu ; c’est juste un point de départ. Ses premières sculptures sont plutôt académiques. Elle a travaillé ensuite sur l’épanouissement de la femme mère , puis sur celui des
femmes rondes, telles les baigneuses ou les acrobates en recherche d’équilibre.
Depuis peu elle se focalise sur les gens et leur humanité (les migrants, l’exode, les passants, les portraits de famille…). Elle est touchée par toutes ces vies humaines, par l’émotion inhérente à leurs attitudes et expressions. Juste un regard sur des vies: des vues de vies.

Pleurer dans’ douche

Fondée en 2016 par Mélodie Noël Rousseau et Geneviève Labelle, la compagnie de théâtre Pleurer Dans’ Douche produit du théâtre fusion. Suivant leurs instincts, les deux artistes se métamorphosent : violonistes classiques, autrices, joueuses d’ultimate frisbee, danseuses somatiques, drag kings, manipulatrices d’objets, artistes maquilleuses, metteuses en scène ou comédiennes. Pour chacun des spectacles, leur vécu agit comme bougie d’allumage. Elles prennent leur public par surprise avec leurs œuvres brutes et irrévérencieuses.

Photos
Laboratoire de créativité et d'intéractivité 2020_PetitThéâtreduVieuxNoranda
Laboratoire de créativité et d'intéractivité 2020_PetitThéâtreduVieuxNoranda
Laboratoire de créativité et d'intéractivité 2020_PetitThéâtreduVieuxNoranda
Laboratoire de créativité et d'intéractivité 2020_PetitThéâtreduVieuxNoranda
Laboratoire de créativité et d'intéractivité 2020_PetitThéâtreduVieuxNoranda
Laboratoire de créativité et d'intéractivité 2020_PetitThéâtreduVieuxNoranda
Laboratoire de créativité et d'intéractivité 2020_PetitThéâtreduVieuxNoranda